Affichage des articles dont le libellé est Arles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Arles. Afficher tous les articles

mardi 23 septembre 2008

Arles suite et fin


Un bon cru Arles 2008?
Pour jouer au petit jeu du "c'était mieux avant", je retiens les éléments suivants:
- Christian Lacroix a, assez logiquement, voulu ancrer le festival dans la ville même. Pour la première fois, des expositions sur les industries salinières, sur l'histoire de la ville, sur les camps d'internement gitans. La fierté des habitants lorsqu'ils vous annoncent qu'une photo de leur famille a été sélectionnée par 'Monsieur Lacroix'.
- De la même façon il a, très logiquement, dédié une part importante du festival aux rapports entre l'image et la mode. Malgré un recours intéressant aux archives, c'est beaucoup plus laborieux; et notamment parce qu'Internet aujourd'hui, nous sature de ce type d'images.
- Dans l'ensemble de la sélection, le choix des exposants ne semble parfois pas exempt de toute compromission: mais que fait donc Jérôme Puch dans cette sélection, si ce n'est en sa qualité de conseiller en communication de la maison Lacroix?
- Pour les reste des lieux d'exposition, et notamment aux Ateliers, la qualité des artistes présentés est selon moi tout à fait conforme à celle des autres années.

En clair: la démarche est sincère, le résultat malheureusement franchement inégal.



Pour finir, quelques notes sur les haltes et pauses du millésime 2008:
- A côté: trop bon version soft, par Jean Luc Rabanel.
- Le barrème: pour peu que l'on choisisse bien son côté, la cuisine est fade mais le décor est beau.
- L'escaladou: le bon plan de Morgane et Stefan, pourtant gastronomes. A fuir!
- Le Méjan: les tajines authentiques et copieux
- Soleileis: LA glace.
- L'Arlatan: maintenant c'est sûr, il faut demander la chambre 6.

lundi 15 septembre 2008

Arles #2


Jour 2: Les Ateliers, beaux, chics, délicats, et toujours reconnaissables.

- Salle 1: Tim Walker***, le story teller de la mode; Charles Fréger***, l'uniforme uniformise mais sans réduire l'individu; Françoise Huguier**, les appartements communautaires, la communauté suggérée par l'absence et les objets accumulés; Jean-Christian Bourcart, série navrante de ses photos de mariage refusées - tout le monde n'est pas Martin Parr; Achinto Bhadra, "autoportraits" de jeunes filles indiennes; Vanessa Winship*, superbes tirages N&B d'écolières turques.




- Salle 2: Samuel Fosso*, à 13 ans il ouvre son premier studio photo et envoie à sa grand mère des autoportraits, déguisé en personnalités africaines; Pierre Gonnord***, tire les portraits d'un monde marginal à Madrid, ses tirages rapellent Rubens et Velasquez; Patrick Swirck* présente une lettre photographique, quotidienne, à destination de son ex; Georges Tony Stoll, aucun souvenir.


- Salle 3: Joachim Schmid, collection de photos oubliées, endommagées à Arles; Joël Bartoloméo, 2 vidéos mêlant actualités et histoire personnelle, ah bon ?; Grégoire Korganow, à côté des photos de backstage, une série sur les femmes de prisonniers et notamment la séquence**, en 5 photos, d'une attente - explosion de joie - désespoir; Guido Mocafico***, des natures mortes, mais de vraies photographies, qui semblent des tableaux; Grégoire Alexandre, jeune photographe de mode.


- Salle 4: Prix de la découverte. Debbie Fleming Caffery*, photos des bordels mexicain, une femme, une main sur sa tête; Pieter Hugo (Lauréat)**, montreurs de hyènes et chasseurs de miel; Ethen Levitas* photographie les rames du métro new-yorkais; Danilo Giuliani, fait des photos de mode; Jamie Isaia, autoportraits perturbés assez peu perturbants; Cameron Smith, du blog de mode au studio photo; Jerry Schatzberg*** ah oui! qu'elles sont belles ses années 60; Stéfanie Schneider**, je connaissais les photos, mais pas l'ampleur du projet, à suivre; Nigel Shafran, pas de souvenir; Marla Rutherford, photos kitsch de fétichistes kitsch, les deux effets s'annulent; Martina Sautter, pas de souvenirs; Angela Strassheim* un père et son fils se peignent, devant le miroir; Leila Mèndez nous montre ses amis au milieu de la nature; Daniel Riera et David Urbano, pas de souvenirs.