Un bon cru Arles 2008? Pour jouer au petit jeu du "c'était mieux avant", je retiens les éléments suivants:
- Christian Lacroix a, assez logiquement, voulu ancrer le festival dans la ville même. Pour la première fois, des expositions sur les industries salinières, sur l'histoire de la ville, sur les camps d'internement gitans. La fierté des habitants lorsqu'ils vous annoncent qu'une photo de leur famille a été sélectionnée par 'Monsieur Lacroix'.
- De la même façon il a, très logiquement, dédié une part importante du festival aux rapports entre l'image et la mode. Malgré un recours intéressant aux archives, c'est beaucoup plus laborieux; et notamment parce qu'Internet aujourd'hui, nous sature de ce type d'images.
- Dans l'ensemble de la sélection, le choix des exposants ne semble parfois pas exempt de toute compromission: mais que fait donc Jérôme Puch dans cette sélection, si ce n'est en sa qualité de conseiller en communication de la maison Lacroix?
- Pour les reste des lieux d'exposition, et notamment aux Ateliers, la qualité des artistes présentés est selon moi tout à fait conforme à celle des autres années.
En clair: la démarche est sincère, le résultat malheureusement franchement inégal.

Pour finir, quelques notes sur les haltes et pauses du millésime 2008:
- A côté: trop bon version soft, par Jean Luc Rabanel.
- Le barrème: pour peu que l'on choisisse bien son côté, la cuisine est fade mais le décor est beau.
- L'escaladou: le bon plan de Morgane et Stefan, pourtant gastronomes. A fuir!
- Le Méjan: les tajines authentiques et copieux
- Soleileis: LA glace.
- L'Arlatan: maintenant c'est sûr, il faut demander la chambre 6.
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